Les Qbit

Nous savons qu’un ordinateur classique traite des informations élémentaires, des bits, qui ne peuvent présenter qu’un état parmi deux possibles : 0 ou 1. C’est le langage binaire. La révolution que propose l’informatique quantique est de remplacer ces bits par des bits quantiques, ou q(u)bits en abrégé, pouvant prendre un ensemble de valeurs beaucoup plus large. En effet, la physique quantique, avec son principe de superposition, permet à un état d’être un « mélange » d’autres états. Ainsi, un qbit peut prendre les valeurs 0 ou 1, mais aussi un état constitue de 10% de 0 et 90% de 1, ou toute autre combinaison. Ceci signifie que quand on mesure la valeur du qbit, on a 10% de chances de trouver 0 et 90% de trouver 1. En gros, le qbit peut être à la fois dans l’état 0 et l’état 1 (c’est une façon un peu cavalière d’exprimer un résultat mathématique précis et il ne faut pas mettre trop de poids dans cette interprétation). La richesse offerte par ce principe se paie cependant par l’introduction d’une incertitude dans la mesure du qbit.

Thierry Lombry, Comment fonctionne un ordinateur quantique ?